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Chaque année au mois de décembre, le fan de pop se retrouve assailli par les rétrospectives, les classements, les "best of" en tout genre de la saison écoulée. L'Américain DJ Earworm, depuis 2007, a décidé de nous faire gagner un temps précieux en mixant tous les hits du Billboard, chaque fin d'année, dans un gros mashup étourdissant, bluffant, mais souvent épuisant. Son "United State Of Pop 2013" est pourtant un peu différent de ses précédents puddings de pop culture.

 

En effet, sa fournée 2013 est sans doute la plus aboutie, la plus mélodique, la plus agréable à l'écoute, et surtout la plus cohérente. Alors qu'un gros bourrin comme Daniel Kim confond mashup et megamix et enchaine 68 titres dans un gros dégueulis sonore aux ambiances de Macumba en surrégime, DJ Earworm, lui, se contente d'agencer "seulement" 25 morceaux. Mais en mélangeant les tubes radios US de Miley Cyrus, Rihanna, Lorde, Imagine Dragons, Capital Cities, Macklemore ou la Swedish House Mafia, Jordan Roseman (c'est son vrai nom) crée un tout nouveau morceau, au long souffle épique, et raconte une histoire en mixant les lyrics, les collant les uns aux autres.   Il a surtout constaté que 2013 était une année beaucoup plus riche en ballades qu'en club bangers. En ralentissant le tempo, DJ Earworm a gagné en sensibilité : "Wrecking Ball parle de destruction, et We Can't Stop de résilience", analyse la star du mashup au magazine Billboard, s'improvisant psychologue des charts. De là à affirmer que ces derniers mois, la pop aurait vécu la fin de sa crise d'adolescence et les affres des débuts de l'âge adulte, il n'y a qu'un pas. Welcome to the new age ?