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D'après d'éminents scientifiques, les seules créatures susceptibles de survivre à un cataclysme nucléaire seraient les scorpions, les cafards, les salamandres... et Madonna.

 

C'est donc sans surprise que l'on retrouve la Queen of Pop, endormie dans son bunker, au début de la vidéo de l'immense power ballad "Ghosttown". Réalisé par Jonas Akerlund, qui était déjà aux manettes pour "Ray Of Light", "Music" ou "American Life", le clip nous montre une Madonna plus goth que jamais, en mode "Stevie Nicks realness", déambulant dans ce qu'il reste d'une ville post-apocalyptique, visiblement déboussolée (elle tentera de passer un coup de fil à une cabine téléphonique, c'est dire la détresse de la dame). Mais elle n'est pas la seule survivante dans ce paysage dévasté. Elle rencontrera sur son chemin Terrence Howard, l'acteur star de la série américaine Empire. S'ensuivra une scène à la fois très émouvante et totalement grotesque (deux qualificatifs qui décrivent toujours un beau moment pop).

 

Jonas Åkerlund réussit la prouesse de ne pas bousiller la magie du titre de Madonna avec des effets lourdingues, mais on se doutait bien que le réalisateur de la plupart des premiers clips de Lady Gaga allait faire du bon boulot. Le clip de "Ghosttown" est toujours sur le fil entre la sensibilité et l'esbroufe, et c'est d'ailleurs cet équilibre précaire mais terriblement séduisant que l'on retrouve tout au long de l'album Rebel Heart.