Honnêtement, qui aurait cru que Miley Cyrus allait à ce point souffler le chaud et le froid sur cette rentrée pop, monopolisant le terrain médiatique avec son affreux clip, ses apparitions scéniques très controversées, et ses nouveaux titres, étonnamment excellents ? Alors que l'on imaginait assister peinard à une battle un peu molle entre Lady GagaKaty Perry et (probablement) Britney Spears, c'est la sympathique péquenaude du Tennessee qui remporte la palme du bruit et de la fureur. A l'heure où j'écris ces lignes, elle se serait fait jeter par son petit ami Liam Hemsworth à cause de sa prestation très tactile avec Robin Thicke aux VMA, qui a fait d'elle en quelques jours la risée des internets. Rôh, si on peut plus s'amuser...

 

On le sait pourtant, ça n'est pas en squattant les rubriques people et les gifs animés de Tumblr que l'on parvient à vendre des disques. Et malgré ses récentes frasques aux confins du malaise et de la vulgarité crasse, la cote de popularité de Miley est au plus haut. Simplement parce que "We Can't Stop" est un putain de bon morceau, et parce que le second single extrait de Bangerz, son album à venir, est tout aussi fantastique, dans un tout autre genre.

 

"Wrecking Ball" est en effet une power ballad comme on n'en fait plus. Le genre de titre qui devient instantanément un classique dans une carrière de chanteuse pop. Un morceau sublime, fédérateur et rentre-dedans (ce refrain mes enfants), qui sera immanquablement repris par les freaks mongoliens de Glee dans une scène bien chialante, et probablement dans un grand nombre de séries teenage dans les cinq prochaines années. On pensait, à tort, que Miley était en roue libre et faisait un peu n'importe quoi. Sa musique nous prouve que, malgré sa crise d'identité un rien flippante, elle délivre les tubes et elle pourrait bien, avec son prochain disque, atteindre le sommet de sa carrière. Le double démoniaque d'Hannah Montana pourra toujours twerker à oilp' avec des oursons priapiques, ça ne changera rien à la donne.