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Il va falloir se faire une raison : son premier album, qui contenait l'excellent titre "Nothing In This World", était un accident. Paris, le premier essai discographique de Paris Hilton, avait tout de la catastrophe annoncée, et pourtant les quelques téméraires qui ont eu la curiosité d'y jeter une oreille peuvent en témoigner : le truc est loin d'être indigne. Seulement, il va falloir mettre ça sur le compte de la chance des débutantes : toutes ses dernières tentatives de comeback musical ont été des échecs cuisants.

 

Mais la jeune héritière, si elle semble avoir baissé les bras sur le plan musical après une piteuse tentative de carrière dans le DJing, si elle continue à croire que l'avenir de la pop music demeure dans de vilaines faces B d'eurodance 2010 frelatée (coucou "Good Time"), elle n'en oublie pas pour autant les leçons apprises lors de son passage par la case télé-réalité : il faut toujours faire le buzz, à tout prix, par tous les moyens, même si ta dignité en prend un vieux coup dans l'aile. Voici donc le clip de "Come Alive".

 

Paris Hilton y joue le rôle d'une princesse Disney des enfers, ou une poupée Barbie gavée à la MDMA, ou juste son personnage de Paris Hilton en fait. Elle gambade dans les champs telle la Rihanna de "Only Girl (In The World)", elle fait de la balançoire au milieu des fleurs, elle est mi-ange mi-démon dans un déguisement Black Swan de farces et attrapes, se vautrant dans un nuage de barbe à papa. Elle parle à l'oreille des licornes et fait naître des arc-en-ciel. Surtout, elle garde toujours ce regard mutin des bourgeoises droguées jusqu'aux yeux que l'on croise dans les sujets d'Enquête Exclusive ("Alcool, drogue, corruption et fêtes endiablées, insérer le nom d'une random station balnéaire vulgos"). Oui, cette vidéo ressemble à la page Tumblr d'une vieille fille triste et probablement en surpoids qui rêve de s'évader dans un monde imaginaire un peu cheap. Visuellement, on tient un truc : un truc viral, qui fera se gausser la terre entière ces prochains jours et assurera un nombre de clics conséquent. Inutile de préciser que la chanson ressemble à une chute de studio de l'album Britney Jean qu'on aurait abandonné dans un coin parce que vraiment, c'est trop mauvais. Du clic, du buzz, et du gros foutage de gueule : Paris sera toujours Paris.