Les historiens de la musique pop vous l'expliqueront bien mieux que moi, Whitney Houston fut l'une des premières grandes voix du r&b contemporain tel qu'on le connait aujourd'hui, celui des tubes FM (bien avant les Mariah Carey, Christina Aguilera et autres). Ensuite, c'est toujours la même rengaine. Les tabloids vont publier un petit best of sensationnaliste de sa vie de frasques. Popjustice se fendra d'un article émouvant (tiens d'ailleurs le voilà). Sur Twitter, on pourra lire "Whitney a cassé sa pipe... à crack" et autres bons mots. Des gens se feront un plateau télé devant Bodyguard. Son dernier Greatest Hits sera repackagé à la hâte. Et puis, ce soir, personne ne manquera de lui rendre hommage aux Grammys.

 

Une fois tout ce petit business post mortem plié, il restera toujours "How Will I Know", une chanson géniale, simple et funky, qui, dans la mémoire collective, restera toujours un peu dans l'ombre du succès de "I Will Always Love You" et "I Wanna Dance With Somebody". Parce que bon, la drogue, la mort c'est triste et tout ça, mais il ne faudrait pas que ça nous empêche de rigoler devant des sketchs de Mad TV ou de danser sur cette irrésistible sucrerie pop des 80s.

 

 

R.I.P Whitney