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Selena Gomez, l'air de rien, a réussi là où tant de popstars ont échoué avant elle : elle est parvenue à garder toute sa santé mentale tout en restant constamment dans l'actualité. Car ces derniers mois, alors qu'elle se reposait sur son lit d'hôpital (Selena a été diagnostiquée du lupus et a dû mettre un frein à ses activités promotionnelles pour quelque temps), son duo avec Kygo ("It Ain't Me") squattait les radios, et la série 13 Reasons Why (dont elle est la productrice) a été un carton sur Netflix. Son absence forcée des plateaux télé et des salles de concert ne l'empêche donc nullement de marquer l'année pop 2017.

 

C'est avec un tout nouveau titre que Selena Gomez revient cette semaine. "Bad Liar", co-écrit avec le duo Justin Tranter et Julia Michaels (responsable du carton de l'album Revival), est un titre clairement indie pop (!). D'ailleurs, les plus vieilles d'entre nous auront peut être reconnu la ligne de basse qui sert de colonne vertébrale à la chanson : c'est la même que celle des Talking Heads sur leur single sorti en 1977, "Psycho Killer". Avoir bossé sur la bande originale très new wave de 13 Reasons Why semble donc avoir inspiré durablement l'ex Disney girl. Du coup, si vous aimez LCD Soundsystem et tous les groupes new-yorkais aux jeans trop serrés de la fin des années 70 et du début des années 2000, cette chanson devrait faire son petit effet. Et que les puristes se rassurent : les Talking Heads lui ont donné leur bénédiction et ne feront pas de procès pour plagiat.

 

Un clip existe, mais pour l'instant il n'est disponible que sur Spotify. On peut y voir la chanteuse qui ne fait pas grand chose à part porter un bracelet jaune un peu glauque, qui porte l'inscription "fall risk" (risque de chute), un étrange accessoire qui a eu le don de faire flipper les Selenators, pensant que leur idole voulait mettre fin à ses jours. Selena tente juste, avec ce bracelet récupéré à l'hosto, de mettre la lumière sur sa maladie et ses symptômes (et puis ça lui permet aussi de faire un peu de buzz, ça ne mange pas de pain). Voilà, on sait que le diable est dans les détails, mais "Bad Liar" est plus qu'une breakup song qui se la pète un peu : c'est surtout le signe que Selena Gomez creuse son propre sillon au sein du petit monde pop depuis son Revival de 2015, et ça lui va plutôt bien.