Quand je vois le chemin parcouru par Selena Gomez depuis ses débuts chez Disney, j'ai envie de crier "TOLD YOU".

 

A l'époque de "Naturally", j'étais le seul à défendre le titre, et on se foutait copieusement de ma gueule. Qui c'est qui parle maintenant ? TOLD YOU.

 

Quand "Love You Like A Love Song" est sorti, je hurlais au tube de l'été en dansant sur ma chaise de bureau. TOLD YOU.

 

A la fin de l'exploitation de When The Sun Goes Down, je lui prédisais un avenir à la Britney si elle larguait le twink qui lui servait de boyfriend, notant au passage que lorsque "Selena Gomez perdra son innocence pour rejoindre d'un pas chancelant ses copines dépourvues de culotte, le monde sera alors à ses pieds". La suite on la connait : les larmes de Justin Bieber, errant tout nu dans des aéroports. Et Spring Breakers. TOLD YOU.

 

Pourtant, je ne possède aucun talent divinatoire. Selena ne fait que suivre le parcours classique de toute popstar un peu ambitieuse, qui veut s'inscrire dans la durée, évoluer et murir avec son public, élargir son champ d'activité, expérimenter et innover. Seulement, peu de gens à part une poignée d'amoureux s'imaginaient que Selena était de cette trempe. On n'était pas nombreux à y croire, à avoir cette intuition. Alors forcément, sa cote de popularité devenue maousse aujourd'hui ne peut que me réjouir.

 

Autant vous dire que j'attendais beaucoup de ce comeback single. Et "Come & Get It" ne déçoit pas, en mode artillerie lourde de gros tube prêt à en découdre. Une fois passée l'intro Obao un peu ridicule, le titre surprend, avec son refrain badass et sa production qui montre les muscles : une ethno-dubstep-pop song luxuriante et terriblement addictive, qui mettra tout le monde d'accord, les auditeurs d'NRJ comme ses nouveaux fans hipsters, tombés en amour depuis le film d'Harmony Korine. Selena va-t-elle sauver la pop (très mal en point) en 2013 ? Ca semble plutôt bien parti. Vous pouvez aussi me faire confiance là dessus.